CRISIS OF THE GENRE ?

16e Triennale Internationale de Sculptures,
Contemporary sculptors and their galleries,


Nicolas Alquin, Christine Aymon, Jhemp Bastin, Xavier Boggio, Axel Cassel, Coskun, Paul de Pignol, Laurence Drocourt & Aurélie Foutel, Guy Ferrer, Maike Freess, Louise Giamari, Bachir Hadji, Anne-Marie Klenes, Eric Liot, Gabriela Morawetz, Bjorn Norgaard, Bernard Pagès, Marc Petit, Sentier, Robert Sobocinski, Barthélémy Toguo, Urs Tweillmann, Bob Verschueren


Zamek, Poznan, Pologne, du 3 octobre au 11 novembre 2009, ©ldist   

 

 

 

 

L’importance de la Triennale Internationale de Sculptures de Poznan qui se déroule dans le Château de Guillaume II aussi vaste qu'un quartier en plein centre ville, depuis plus de trente ans, offre la possibilité de présenter la création dans sa géographie internationale. Sa réputation m’a permis d’inviter des artistes reconnus aux univers singuliers et de citer leurs galeries.

 

Je découvrais des sculpteurs en Belgique, en Allemagne, au Danemark, en Suisse, au Luxembourg, en France et en Pologne.… Une fois revenue chez moi à Paris, j’ai constaté la qualité d’artistes qui suivent leur dessein depuis des années, détaché de la mode. En réponse au titre de la 16e édition :

« Le Genre de la crise », les artistes me semblent apporter espoir et perspective.

 

Espoir, par leurs univers qui transcendent la réalité. Perspective, car ils trouvent toujours des solutions créatives aux contraintes. Leurs ressources contournent plastiquement les problèmes matériels. Ces intelligences sont réconfortantes.

« Le Genre de la crise », qui correspondrait à l’empreinte de l’économie de marché ébranlée dans sa prospérité sur l’art (depuis la crise boursière de 2008), n’a pas réussi à l’entraîner. En dépit du craque boursier, les artistes et les organisateurs de la 16e Triennale de Sculptures de Poznan ont relevé le défi et réussi à concrétiser la réalisation de cet événement important.

 

Les 24 artistes de l'exposition "Les sculpteurs contemporains et leurs galeries" que j'organise - parmi plus de 200 artistes invités à l'événement représentant plus de 400 oeuvres exposées à Zamek - rend compte de la sculpture actuelle, dans sa dimension figurative et abstraite.

Pour la 16e Triennale Internationale de Sculptures de Poznan, il était important de renouveler cette dimension présente au fil des éditions.

 

J’ai abordé le thème de l’art figuratif par la représentation du corps.

Un corps de contenu et non d’image. Pour les artistes réunis à la Triennale, l’enveloppe est matière d’expression singulière et émotionnelle. Ils sont à contre courant d’une certaine actualité officielle et dominante et cependant ils existent bel et bien. Des galeries défendent leurs œuvres expressives, bouleversantes et dérangeantes. Ils utilisent aussi le bronze, assumant la connotation historique que le matériau représente.

J'ai aussi abordé le thème de l'abstraction en invitant des sculpteurs pour lesquels des formes pures et simples traduisent du sensitif, de l'organique.

J'ai pour finir tendu un miroir à la longue tradition du lieu et de la Biennale en questionnant la notion de volume et d'espace. Critères incontournables de la sculpture, la crise du genre ne se déroulerait-elle pas aussi dans la définition de cette dernière ?

 

Laurence d'Ist